Par ses ressources symboliques, l’art a un rôle à jouer dans l’élaboration du trauma collectif et dans la reconstruction d’une mémoire plus respectueuse des victimes oubliées. L’ambition des «ateliers de la mémoire» est de retravailler le passé par une création confronté aux images d’archives et aux témoignages sur les violences et crimes de masses. Face à la tragédie de l’histoire récente du Cambodge qui a connu un génocide perpétré par le régime khmer rouge, les «œuvres mémorielles» constitueraient du sens là où précisément il y a eu «acte d’extermination» et assureraient le lien entre le passé douloureux et le présent à construire, ouvrant ainsi à l’action et à la pensée un nouveau champ d’expérience et de partage.